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La chasse dans le département de l’Allier

 

La chasse est une activité de loisirs, réglementée par le Code de l’Environnement et encadrée par les Services de l’État et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, en concertation avec les représentants de la profession agricole et forestière et avec la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Allier.

 

Celle-ci rassemble les 11 000 titulaires d’un permis de chasser et les 1700 attributaires d’un plan de chasse.
Les principaux modes de chasse rencontrés sur le département sont la chasse au chien courant et la chasse à courre.

Un objectif : le maintien de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique :

L’équilibre agro-sylvo-cynégétique est un équilibre dynamique que recherchent les acteurs des milieux où agriculture, sylviculture et chasse coexistent, pour le maintien de la biodiversité.
L’objectif est de pérenniser une faune sauvage riche et diversifiée, compatible avec la pérennité et la rentabilité des activités économiques rurales.

La spécialisation des espaces agricoles et forestiers, et l’absence de grands prédateurs font partie des difficultés pour atteindre et conserver l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. En effet, la faune ignore ces spécialisations et se nourrit là où elle trouve sa nourriture, sans prédateurs pour contrôler ses populations.

Focus sur le sanglier :

L’espèce qui nécessite le plus de vigilance, eu égard à sa prolificité et aux dégâts qu’elle peut engendrer sur les cultures est, sans conteste, le sanglier.
Dans le département de l’Allier, on a en effet constaté ces dernières années une forte augmentation de la population de sangliers et, en parallèle, une forte croissance des dégâts causés aux cultures agricoles.

Depuis 2 ans, la situation semble cependant s’être apaisée : les surfaces agricoles détruites sont en baisse. Mais il faut rester vigilant.
Aussi, afin de prévenir la recrudescence des problèmes posés par le sanglier, la direction départemental des territoires (DDT) de l’Allier, en collaboration avec la Fédération des chasseurs, applique les mesures de lutte du Plan National de Maîtrise du Sanglier.
Ce plan prévoit notamment des possibilités de régulation étendues et la possibilité de mettre en place des opérations administratives de destruction. Ces dernières sont encadrées par les lieutenants de louveterie du département.

Espèces nuisibles et espèces protégées :

Certaines espèces, parce qu’elles sont significativement répandues et susceptibles de porter atteinte aux activités agricoles, à la santé ou à la sécurité publique sont classées « nuisibles ». C’est le cas par exemple du renard, du corbeau ou encore du ragondin. Afin de préserver les activités ou la sécurité humaine, ces espèces peuvent être régulées à tir, ou piégées, sous certaines conditions réglementaires.

Courant 2015, l’usage de certains pièges va évoluer. Il sera en effet interdit de piéger autour des cours d’eau hébergeant la loutre d’Europe et le castor d’Eurasie, afin de protéger les populations de ces espèces, qui jouissent, elles, d’un statut de protection.

La gestion de la faune sauvage, c’est aussi cela : garantir un équilibre constant entre le milieu rural et les espèces qui y vivent.

Pour aller plus loin :