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Influenza aviaire hautement pathogène

 

Cette page est dédiée à l’information des détenteurs d’oiseaux (particuliers et commerciaux), des vétérinaires, des laboratoires d’analyses, des opérateurs commerciaux et abattoirs de la filière avicole et du public sur les pestes aviaires (Influenza aviaire et maladie de Newcastle) dans le département de l’Allier.
Elle sera actualisée en fonction des données scientifiques, épidémiologiques et réglementaires à venir.

 

Actualités


Entre le 28 novembre 2016 et le 3 avril 2017, 485 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été déclarés en élevages.

Depuis la semaine du 6 mars, le nombre hebdomadaire de foyers incidents d’IAHP reste inférieur à 10, exceptée la semaine du 20 mars (16 foyers incidents), étant même nul la semaine du 27 mars pour la première fois depuis le début de cette épizootie. Par ailleurs, le dernier foyer domestique a été signalé le 30 mars dernier. L’évolution vers une situation sanitaire favorable semble donc se maintenir depuis le début du mois de mars.

Dans le même temps, ce sont 52 cas d’IAHP qui ont été détectés dans l’avifaune libre. Contrairement à l’Allemagne, les cas recensés en France dans l’avifaune restent relativement épars, à l’exception de la Dombes où 24 cas ont été détectés entre le 5 janvier et le 21 février (sur 43 oiseaux trouvés morts et dépistés). Par un arrêté du 5 décembre 2016, le niveau de risque en matière d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est qualifié d’« élevé ».

Le dernier cas d’IAHP dans l’avifaune libre à été observé le 10 mars 2017.

Compte tenu du contexte épidémiologique favorable, le niveau de risque est passé d’"élevé" à "modéré" par un arrêté du 12 avril 2017 puis de "modéré" à "négligeable" par un arrêté du 4 mai 2017.

L’Influenza aviaire : une peste aviaire

Que sont les pestes aviaires ?

L’influenza aviaire et la maladie de Newcastle sont des maladies infectieuses, virales, très contagieuses. Elles affectent les oiseaux, notamment les volailles domestiques chez lesquelles elles peuvent provoquer, dans leur forme hautement pathogène, de graves manifestations cliniques associées généralement à une forte mortalité.
Les deux maladies présentent des tableaux cliniques très similaires (signes respiratoires, nerveux et/ou digestifs). Le diagnostic doit donc être confirmé par des analyses de laboratoire. Il existe également des souches faiblement pathogènes qui circulent de manière régulière dans l’avifaune sauvage pour les virus Influenza et qui n’entraînent pas de manifestations cliniques graves. Les formes hautement pathogènes de la maladie de Newcastle et des virus Influenza ainsi que les virus Influenza de types H5 et H7 qu’ils soient faiblement ou hautement pathogènes sont à déclaration obligatoire à l’OIE. (les souches hautement pathogènes d’influenza aviaire détectées jusqu’à présent ont été de type H5 et H7).
Par ailleurs, il convient de rappeler que l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.

Les symptômes cliniques de la maladie


* Remarque : Les palmipèdes (oies, canards) expriment moins la maladie que les dindes et les poules ou poulets.

Les niveaux de risque et mesures de biosécurité à adopter en parallèle

A compter du 4 mai 2017, le niveau de risque épizootique est à nouveau considéré négligeable sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Sources :

Le risque « négligeable » entraîne la suspension de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national y compris dans les ZRP. Dans l’Allier, seule la commune de Gannay sur Loire constitue une Zone Ecologique à Risque Particulier (ZRP).

Télécharger la plaquette "Les mesures de biosécurité en élevage de volailles" pour l’Allier. (format pdf - 672.1 ko - 19/10/2016)

Situation de l’Influenza aviaire hautement pathogène en France

L’Influenza aviaire : stratégie de gestion d’une crise sanitaire

Retrouvez dans ce dossier tous les éléments à connaître sur l’influenza aviaire et la gestion de crise.

L’Influenza aviaire : le dispositif

Description du dispositif mis en place par le ministère en charge de l’agriculture vis-à-vis de l’Influenza aviaire

SURVEILLANCE EVENEMENTIELLE DES ELEVAGES DE VOLAILLES (particuliers et professionnels)

Tout détenteur de volailles (particulier ou éleveur commercial) qui suspecte un ou plusieurs signes cliniques évocateurs d’Influenza aviaire sur un ou plusieurs oiseaux de son élevage doit avertir immédiatement son vétérinaire sanitaire.
  • Critères d’alerte généraux :

Cas possibles devant être signalés par le détenteur d’oiseaux à son vétérinaire.
Ces cas seront signalés par le vétérinaire à la DDecPP lorsque les symptômes ne peuvent être rattachés de façon certaine à une autre maladie :
– lors de mortalité élevée, subite, même en l’absence de signes cliniques préalables ou de signes lésionnels (lorsque la mortalité est relevée : taux de mortalité normal multiplié par >3)
– dans le cadre du diagnostic différentiel de troubles respiratoires et/ou de chutes de ponte
– de baisse de la production quotidienne d’œufs supérieure à 25 %
– de baisse de la consommation quotidienne d’aliment ou d’eau supérieure à 25 %
– de concommittence de symptômes respiratoires, de mortalité et de chutes de ponte/de performances/de consommation selon la production.


Source : Note de service DGAL/SDSPA/2015-127 du 12/02/2015 relative aux modalités de surveillance événementielle de l’influenza aviaire hautement pathogène chez les oiseaux domestiques. (format pdf - 745.3 ko - 01/12/2015)

SURVEILLANCE EVENEMENTIELLE DE L’AVIFAUNE

La surveillance événementielle classique concerne les mortalités anormales d’oiseaux sauvages.

Sélection des oiseaux

La collecte des oiseaux et l’analyse influenza sont réalisés dans les cas suivants :
- anatidés (oies, cygnes, canards,…), laridés (mouettes, goélands, sternes…), rallidés (râles, poules d’eau, foulques…) : collecte à partir du premier oiseau trouvé mort
- pour les autres espèces d’oiseaux sauvages : collecte à partir d’au moins trois (3) cadavres d’oiseaux d’une ou plusieurs espèces sur un même site (sur un rayon d’environ 500m) et sur un laps de temps maximal d’une semaine.

Oiseaux exclus de l’analyse

Les oiseaux en état de décomposition avancée, tués à la chasse ou dont la cause de la mort paraît évidente, comme par exemple le botulisme, ne seront pas analysés.

Déclaration des mortalités

Les déclarations des mortalités d’oiseaux sauvages sont faites au réseau SAGIR.
Dans chaque département, ce réseau est représenté par un agent de l’ONCFS et un agent de la FDC. Les appels reçus par les préfectures et les DD(ec)PP doivent être dirigés vers ces interlocuteurs dont les coordonnées figurent sur le site internet SAGIR à l’adresse suivante : Réseau SAGIR.

Contacts :

Collecte et transport

La collecte et le transport des cadavres vers le laboratoire d’analyses sont assurés par le service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (SD ONCFS) et les Fédérations départementales des chasseurs (FDC) selon le protocole défini par SAGIR.

Autopsies et analyses de laboratoire

Une autopsie est systématiquement réalisée au laboratoire dans le cadre du réseau SAGIR. La décision de réaliser des analyses supplémentaires est laissée à l’appréciation du réseau SAGIR pour les cadavres qui présentent des signes d’influenza à l’autopsie. Le laboratoire en informe simultanément la DDCSPP du lieu de découverte du cadavre.

Facturation des analyses

L’ensemble des coûts de la surveillance est pris en charge par l’ONCFS dans le cadre d’une convention avec la DGAl.

Source : Note de service DGAL/SDSPA/2016-507 du 22/06/2016 relative à la surveillance événementielle des mortalités d’oiseaux sauvages au regard du risque influenza aviaire (format pdf - 710.9 ko - 17/11/2016)

SURVEILLANCE EVENEMENTIELLE Rôle des vétérinaires sanitaires

Tout vétérinaire sanitaire suspectant des signes cliniques évocateurs d’Influenza aviaire doit immédiatement

- dans un premier temps contacter par téléphone la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations au 04 70 48 35 00 (en dehors des horaires d’ouverture de la DDCSPP, merci de contacter le standard de la préfecture de l’Allier au 04 70 48 30 00 qui retransférera votre appel auprès d’un cadre d’astreinte de la DDCSPP).

- ET dans un deuxième temps une confirmation écrite par télécopie au 04 70 48 36 47 ou par mail ddcspp@allier.gouv.fr.

Les modalités de la surveillance de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) chez les oiseaux domestiques sont précisées dans l’objectif d’une détection la plus précoce possible des cas tout en apportant une réponse proportionnée.
Le protocole de surveillance, qui implique l’ensemble des acteurs, figure en annexe 1 de la note. Il s’applique aux suspicions d’IAHP répondant aux définitions réglementaires et distingue des cas possibles, des cas suspects et les cas confirmés d’IAHP.
Sont annexés, outre le protocole, une fiche de prélèvements et un modèle d’arrêté du mise sous surveillance.

Source : Note de service DGAL/SDSPA/2015-127 du 12/02/2015 relative aux modalités de surveillance événementielle de l’influenza aviaire hautement pathogène chez les oiseaux domestiques. (format pdf - 745.3 ko - 01/12/2015)

SURVEILLANCE PROGRAMMEE

Les programmes de surveillance de l’influenza aviaire chez les volailles ont comme objectif d’informer les autorités compétentes au sujet de la circulation éventuelle du virus de l’influenza aviaire en vue de permettre la lutte contre la maladie, conformément à la directive 2005/94/CE, grâce à une surveillance active programmée.

Pour en savoir plus, consulter Note de service DGAL/SDSPA/2017-93 du 01/02/2017 relative aux modalités de réalisation de l’enquête influenza aviaire en élevage en 2017 (format pdf - 514.1 ko - 14/04/2017) .

Stratégie vaccinale

La grande diversité des virus influenza limite la portée d’une vaccination préventive. En France, la vaccination influenza aviaire est actuellement interdite. Elle ne peut être autorisée que dans des cas exceptionnels et pour des programmes de vaccination ponctuels, comme les parcs zoologiques, et après information de la Commission. Il est cependant possible, en cas de foyers particulièrement importants, de fabriquer en urgence un vaccin à partir de la souche en cause dans un délai de quelques mois.

Source :Arrêté du 24 février 2006 relatif à la vaccination contre l’influenza aviaire des oiseaux détenus dans les établissements zoologiques.

Soutien économiques aux éleveurs


La confirmation de la maladie entraîne des mesures de police sanitaire, dont l’abattage. Dans ce cas, une indemnisation des éleveurs est prévue par arrêté ministériel. L’Etat prend également en charge le financement des mesures de surveillance et de nettoyage et désinfection.

Source : Mesures et indemnisations

Liens vers les sites dédiés

La réglementation en vigueur

Contacts :

Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations de l’Allier
Service Santé, Protection des Animaux et de l’Environnement
20 Rue Aristide Briand
CS 60042
03402 YZEURE Cedex
Téléphone : 04 70 48 35 00
Télécopie : 04 70 48 36 47
Courriel : ddcspp@allier.gouv.fr